Contes et légendes du monde, leçons de vie...


   

 


C'était il y a longtemps, lorsque le ciel était trop bas.
Il était si bas qu'il n'y avait pas de place pour les nuages.
Il était si bas que les arbres ne pouvaient pas pousser.
Il était si bas que les oiseaux ne pouvaient pas voler. S'ils
essayaient, ils se cognaient aux arbres et aux nuages.


Mais ce qui était plus pénible encore, c'était que les hommes
adultes ne pouvaient pas se tenir debout, bien droits comme
leurs corps le leur demandaient. Ils devaient marcher tout
penchés, en regardant leurs pieds et ne voyaient pas où ils
allaient.

Les enfants ne connaissaient pas ce problème. Ils étaient
petits, ils pouvaient se lever aussi droits qu'ils le souhaitaient.
Ils ne marchaient pas en regardant leurs pieds et pouvaient
voir où ils allaient. Ils savaient par contre qu'un jour, ils deviendraient des adultes et qu'ils devraient marcher tout penchés en regardant leurs pieds à moins que quelque chose ne se passe.


Un soir, tous les enfants se réunissent et décident de relever
le ciel. Les quelques adultes qui les écoutent rient sous cape
mais soudain, ils voient les enfants lever de longs poteaux
vers le ciel. Un, deux, trois, quatre...Un cri énorme retentit UUU-UHHHH ! Mais rien ne se passe.
  Le ciel reste comme il a toujours été. Les arbres ne peuvent toujours pas grandir. Les oiseaux ne peuvent toujours pas voler. Il n'y a toujours pas de place pour les nuages et les adultes marchent toujours courbés en regardant leurs pieds sans voir où ils vont.

Le lendemain, les enfants recommencent avec des poteaux
plus longs. Un, deux, trois, quatre...Un cri énorme retentit UUU-UHHHH ! Mais rien ne se passe.

Le soir suivant, les enfants (qui sont persévérants) essayent
encore. Ils prennent des poteaux encore plus longs. Un, deux, trois, quatre...Un cri énorme retentit UUU-UHHHH ! Mais rien ne se passe.


Le quatrième soir, ils ont trouvé de très, très, très longs po-
teaux, les plus longs qu'ils pouvaient trouver et ils se sont
mis à compter. Un, deux, trois, quatre...Un cri énorme a retentit UUU-UHHHH ! Et le ciel s'est soulevé.

Depuis ce jour, le ciel est à sa place Les arbres peuvent pousser, les oiseaux peuvent voler sans se heurter aux troncs et aux branches. Les nuages ont de la place pour aller et venir et les hommes peuvent se tenir droit en regardant le ciel.

Mais le plus merveilleux c'est que lorsque le soleil s'est
couché la nuit suivante et qu'il a commencé à faire sombre,
le ciel troué par les poteaux des enfants s'est mis à scintiller.
Dans chaque trou, il y avait une étoile.


La prochaine fois que vous regarderez le ciel, vous saurez
que c'est grâce aux enfants que vous pouvez admirer un tel
spectacle. Vous repenserez à cette histoire et vous saurez
que c'était vrai.

 

Par biloulou
Mardi 17 février 2009

Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander





Kimiko est le portrait en miniature de sa mère, Hideno: le même visage allongé, le même grand front, les mêmes cheveux noirs, les mêmes yeux noirs brillant sous les paupières bridées, le même long cou gracile. Si ce n'étaient les vingt printemps qui séparaient les deux visages, ont les eut prises pour deux sœurs.
  Kimiko adorait sa mère et tentait de lui ressembler le plus possible en tout. Elles avaient toute deux les mêmes goûts, aimaient les mêmes personnes...

Or, il arriva qu'Hikeno tomba gravement malade. Elle sentait ses forces diminuer et la vie l'abandonner peu à peu. Elle devinait la tristesse déchirante qu'éprouverait sa fillette au départ de l'être qui, pour elle, était tout son univers. Elle fit venir son enfant et lui dit "il se peut que je m'en aille pour le pays où nous devons tous aller un jour... mais ne pleure pas Kimi... Quand tu ne me verras plus à tes côtés, je serai quand même près de toi.". Prenant alors près d'elle une grande boîte en laque que son mari lui avait offerte, elle rajouta en la tendant à Kimiko: "tu n'ouvriras pas cette boîte tant que je vivrai. Quand je ne serai plus là, tu l'ouvriras seulement en d'importantes occasions, au moment d'une grande peine ou d'une très grande joie. Alors tu verras mon visage au fond de cette boîte et tu sauras que je suis toujours avec toi dans la peine comme dans le bonheur...".

Quelques 
temps après, Hideno mourut.
Écrasée de douleur, la pauvre fillette ouvrit la boîte et vit sa mère, sa maman chérie, qui pleurait avec elle. La peine de Kimiko en fut un peu soulagée. Désormais elle ouvrit la boîte pour confier à sa mère ses plus graves peines ou ses plus grands bonheurs. A chaque fois, sa maman s'attristait ou se réjouissait avec elle.



Un jour le temps des noces arriva pour Kimiko. Comme la maman paraissait heureuse, comme elle lui souriait tendrement au fond de la boîte en écoutant la confidence du précieux secret!

 
C'est en cet instant que Kimiko comprit l'illusion dont, pendant des années, elle avait été l'objet: un miroir, placé au fond de la boîte, lui renvoyait l'image de ses propres traits qu'elle prenait pour ceux de sa mère. En d'autres temps, cette découverte l'aurait atterrée. Mais maintenant, elle n'avait plus besoin du miroir pour sentir que l'âme de sa mère était toujours présente autour d'elle s'affligeant de ses peines et se réjouissant de son bonheur...


 

 
Par biloulou
Jeudi 8 janvier 2009

Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

 



Il mourut une fois un pauvre bon paysan qui vint à la porte du paradis. En même temps mourait un riche, riche seigneur qui monta aussi au ciel. Saint Pierre arriva avec ses clefs, ouvrit la porte et fit entrer le seigneur mais sans doute il n’avait pas vu le paysan, car il le laissa dehors et ferma la porte. Le paysan entendit la joyeuse réception que le ciel faisait au richard avec le chant et la musique. Quand le bruit se fut apaisé, saint Pierre revint et fit entrer enfin le pauvre homme. Celui-ci s’attendait qu’à son entrée le chant et la musique allaient recommencer. Mais tout resta tranquille. On le reçut de bon cœur, les anges allèrent au-devant de lui mais personne ne chanta. Il demanda à saint Pierre pourquoi la musique n’allait pas pour lui comme pour le riche et si la partialité régnait au ciel comme sur la terre.

"Non" lui répondit le saint, "tu nous es aussi cher qu’aucun autre, et tu goûteras, tout comme celui qui vient d’entrer, les joies du paradis; mais vois-tu, des pauvres paysans comme toi, il en entre tous les jours ici, tandis que des riches, il n’en vient pas un tous les cent ans."


Par biloulou
Vendredi 2 janvier 2009

Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander

Profil

  • : biloulou
  • biloulou
  • : Femme
  • : 13/07/1961
  • : Belgique
  • : Musique Cinéma Lecture Ecriture
  • : Curieuse de nature mais dans le bon sens du terme. Envie de partager. Tout simplement ;-)

Bienvenue sur mon blog!

Le temps passe........

Atmosphère musicale

Présentation

  • : Vents d'humeur
  • : 22/07/2008
  • biloulou
  • : Vie perso / Journal intime
  • : Descriptif?? Quel vilain mot! J'ai l'impression de devoir me présenter en pièces détachées! Le plus simple est que vous veniez me découvrir aux vents de mes humeurs... Entrez sans frapper, la clef est sous le blog! Bienvenue et bon voyage dans mon antre!
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Derniers Commentaires

Recherche

Recommander

Overblog - Créer un blog

Syndication

  • Flux RSS des articles

Plus on est de fous....;-))

Pour les petits curieux: compteur-visiteurs installé le 29/07/08 à 23h 28' 10" ;-O)




Et celui-ci: le 30/07/08 à 11h 23' 30" ;-))

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés